Réconciliation avec mon grand grimoire

Ces deux mois sans internet, comme je l’ai déjà écrit, m’ont (entre autres choses) permis de me remettre au travail sur mon grand grimoire. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas écrit dedans, par manque de temps mais aussi à cause des contraintes que je m’étais imposées. Lorsque j’ai fait l’acquisition de ce gros bébé, j’ai fait 2 erreurs : la première a été de le diviser en de (trop) nombreuses parties, ce qui demande une organisation que je n’ai pas. Le résultat : plusieurs parties toujours vides 4 ans plus tard, alors que d’autres commençaient à atteindre leurs limites.

La seconde erreur a été la calligraphie systématique sur toutes les pages du grimoire. Certes le résultat est satisfaisant visuellement, mais il faut se rendre à l’évidence : mon emploi du temps n’est pas celui d’un moine copiste ! J’ai donc peu à peu accumulé un retard conséquent. La création d’un second grimoire « brouillon », devenu très vite mon grimoire « sombre », n’a fait qu’aggraver les choses, mon évolution spirituelle ne faisant que confirmer le fait que la division de mon grand grimoire en 7 parties ne me correspondait pas du tout…

Après le déménagement, j’ai donc entamé la réorganisation de mon grand grimoire. La décision était prise, il ne restait plus qu’à franchir le difficile cap du « j’arrache les pages » (parce que pour supprimer les 7 parties et n’en faire que deux, il n’y avait pas d’autre choix). J’ai ensuite collé les pages arrachées à la place qui sera désormais la leur, soit dans la partie « informative », soit dans la partie « livre des ombres ».

Et enfin, page après page, j’ai mis à jour la partie « livre des ombres », en recopiant (sans les calligraphier, à l’exception des titres et de la prière à Morrigan ci-contre) les divers rituels et textes correspondant aux sabbats majeurs écoulés. Il ne me reste plus qu’à décorer un peu les pages ainsi remplies, mais ça, ça peut se faire plus tard.

Il me semblait utile, dans cet article, d’expliquer les deux erreurs que j’ai commises avec ce grimoire, et leurs conséquences. Le grimoire, même si on le souhaiterait parfait (et j’avoue que mon idée de la perfection, en la matière, c’est l’incunable regorgeant d’enluminures, une sorte de Livre de Kells païen… rien que ça!), ne doit pas entraîner trop de contraintes, sinon on a vite fait de jeter l’éponge et de ne plus le tenir à jour.

Ma décision de rendre mon grand grimoire plus « linéaire », avec 2 parties au lieu des 7 que j’avais prévues au départ, a été un véritable soulagement, car je suis trop désordonnée pour respecter une organisation trop figée (cette organisation est possible dans un classeur, où on peut ajouter, enlever, déplacer les pages, mais pas dans un grimoire relié). Quant à l’aspect esthétique, ma foi, la Muse pourra s’exprimer sur les titres et les décorations des pages, ou lorsque les textes à recopier seront suffisamment courts pour permettre la calligraphie…

A propos Caitlín Urksa nic Mhorrigan

Païenne, Celte de coeur, créature de la nuit et Ourse des montagnes ; artiste par plaisir, prof par obligation ; Sagittaire/Verseau, à la fois perfectionniste et désordonnée, les pieds ancrés dans la terre et la tête dans les étoiles.
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6 commentaires pour Réconciliation avec mon grand grimoire

  1. Eirina dit :

    Merci Morrigan pour ce partage de réflections concernant ton grimoire, c’est vrai que c’est pas évident d’organiser un grimoire relié ! Je planche toujours sur le mien et à vouloir trop en faire ou trop bien faire, finalement je ne fais rien…Tu nous évite de répéter les erreurs par lesquelles tu es passée ^^…c’est très précieux ! J’adore la calligraphie de tes titres, rien que les titres c’est déjà top ! C’est vrai que le « book of Kells » fait rêver mais dans la vraie vie c’est pas possible…

  2. Salvaquaria dit :

    C’est très gentil de nous partager cette ‘erreur’ afin de nous apporter un enseignement qui consiste dans le fait de ne pas vouloir viser plus haut que nous ne pouvons atteindre… Difficile à respecter à chaque instant et pour tout, mais c’est un bon rappel.
    En tout cas les photos sont tout de même magnifiques !

  3. De rien =) Je suis tellement contente d’avoir réussi à me « débloquer » que j’avais envie de partager. C’est vrai que quand j’ai fait l’acquisition de mon grand grimoire, c’était pour moi un tel bijou que je ne m’imaginais pas le remplir simplement avec mon écriture. Mais au fil du temps, il a fallu que je me rende à l’évidence : ce que je visais était tout simplement impossible (passer plusieurs jours à calligraphier et décorer une seule page, ça ne pouvait pas coller). Quant aux multiples divisions, je pense que ça venait du fait que mon tout premier grimoire était un classeur. Au final, comme tu le dis si bien, Eirina, « à vouloir trop en faire ou trop bien faire, je ne faisais plus rien », d’autant plus que le découragement face au retard accumulé a commencé à se teinter de culpabilité. Du coup, je dis merci au déménagement et aux deux mois sans internet, car ça m’a permis de réfléchir, de prendre la décision et de passer à l’action.

  4. Rhi dit :

    Et puis ton écriture est déjà jolie sans avoir NECESSAIREMENT besoin d’être calligraphiée ^^ On se fait tout un foin des grimoires, car on aimerait avoir une oeuvre d’art. C’est génial si ça peut, mais ça doit être un outil avant tout, et il ne faut pas l’oublier ^^
    J’en suis encore au début de ma pratique : je bosse sur un classeur, sur mon ordinateur et dans un petit livre qui sert de « grimoire de transport ». Je joue avec les couleurs dans le corps de texte (exemple : ce que je dois FAIRE en bleu et ce que je dois DIRE dans la même couleur que celle du titre) et déjà, ça lui donne du cachet, à mon petit grimoire de transport (sans compter les pages abîmées, mouillées car il a plu dessus…).
    Je fais en venir aussi aux « minigrimoires » (au lieu de faire plusieurs parties à un seul grimoire, je vais faire plusieurs petits recueils thématiques, dont un rien qu’au sujet de la Divinité qui m’accompagne par exemple).
    Quand viendra le moment, je compulserai des choses dans un grand grimoire, comme toi. Mais il ne faut pas se leurrer, ça figera les notes qui sont dedans ! Mais j’aurai alors quelque chose à transmettre, et c’est déjà pas mal !

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